Les actualitésDéclaration lieu de stationnement équidés
Le 01/12/2011, dans la catégorie Informations Régionales
Obligation de déclaration des lieux de détention d’équidésDepuis le 25/07/2010, tout détenteur d'équidé(s) a l'obligation de se déclarer auprès de l'Institut français du cheval et de l'équitation, en précisant le(s) lieu(x) de stationnement d'équidé(s) dont il est responsable (décret n° 2010-865 du 23 juillet 2010). Cette démarche a pour but de renforcer la veille sanitaire en France. Un délai de 6 mois est prévu pour que les détenteurs d’équidé(s) réalisent leur déclaration sur Internet ou par courrier.
Infos Nationales: interview de Marianne Dutoit
Le 01/12/2011, dans la catégorie Informations Régionales
Marianne Dutoit, présidente de la Fédération Nationale du Cheval (FNC) intervient au sujet de la TVA dans un reportage vidéo. Témoignage TVA d'une gérante de structure auvergnate
Le 03/11/2011, dans la catégorie Informations Régionales
Economie locale L'équitation face à l'obstacle européen
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| Pourquoi l'Europe harmonise la TVA ? La Commission européenne considère que les taux réduits ne peuvent pas s’appliquer aux activités liées aux chevaux car ils ne sont pas destinés de manière générale ou habituelle à être consommés. La Commission a donc saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’un recours en manquement contre la France. L’arrêt de la CJUE est attendu fin 2011. |
Après les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Autriche, ce taux pourrait être relevé de 5,5% à 19,6% pour la filière équine française par une décision de la Cour de justice de l'Union européenne dès l'année prochaine.
Jeudi 20 octobre, l’Assemblée nationale va se pencher sur un amendement pour le maintien du taux réduit dans la filière équine, mais les acteurs du secteurs sont toujours dans l'incertitude : "tant qu'on n'a pas cet amendement, on n'a aucun pouvoir de dissuasion sur l'Europe", affirme Claire Granger.
6 000 emplois menacés
Pour le Collectif, "l'équitation est menacée par ce changement de fiscalité" et les conséquences seraient désastreuses pour tous les acteurs du secteur (éleveurs, marchands de chevaux, professionnels des activités équestres, cavaliers et établissements équestres).
"On nous couperait l'herbe sous le pied, indique encore la gérante du centre Claire poney nature, et encore j'ai un an de trésorerie en avance et mes charges ne sont pas trop lourdes". Car le club est également une ferme écologique de 1,8 hectares qui utilise des matériaux et des produits naturels. Mais, elle assure qu'en cas de hausse de la TVA, elle ne pourrait plus investir.
Cette hausse pourrait entraîner, entre autres, selon le collectif, la disparition d’un certain nombre de centres équestres qui devront baisser leurs charges de fonctionnement, et le retour à des pratiqeus non fiscalisées (soit un manque à gagner de 100 millions d'euros, selon le Groupement hippique national). L’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (établissement public placé sous la tutelle des ministères des Sports et de l’Agriculture) estime que cela pourrait conduire à la disparition directe de 6 000 emplois.
Modifier le code des impôts
Des solutions sont avancées. Notamment la modification du code des impôts français. L'idée est d'inclure dans la liste des biens et services, pouvant bénéficier d'une TVA à taux réduit, les prestations correspondant au droit d'utilisation des animaux à des fins d'activités physique et sportive, ainsi que de toutes les installations nécessaires à cet effet. "Cette proposition se fonde sur le caractère sportif et agricole des activités équestres et les exceptions permises dans ce domaine par la réglementation fiscale européenne".
La classe moyenne touchée
Le collectif rappelle que, "contrairement à une idée répandue, l'équitation est un sport accessible (...) Le revenu annuel moyen des pratiquants est de 25 000 à 30 000 euros". Or, selon lui, "avec la fermeture de centres équestres, les cavaliers seront contraints à davantage de déplacements et donc davantage de dépenses (...) Le risque est alors réel que l’équitation devienne inaccessible au plus grand nombre".
"On attaque le statut de la profession, les professionnels et les futurs professionnels, tempête Claire Granger pour qui, c'est un faux problème. Un zoo serait plus agricole que moi ? Or lui, il reste à une TVA à 5,5%...c'est du copinage !"
Alexandra du Boucheron
L'énergie cheval au service de la société
Durant le Sommet de l'Elevage, l'IFCE a organisé un colloque sur le thème "l'énergie cheval au service de la société". Pour consulter le programme cliquez-ici.
Infos Nationales: dossier équitation
A l'occasion de la journée du cheval le 18 septembre, l'Allier Agricole a publié un dossier sur l'équitation. Pour le consulter, cliquez-ici.
Infos Départementales: bilan de la saison - hippodrome de Vichy
VICHY
Hippisme
jeudi 29 septembre 2011
Hippodrome : les entrées en hausse de 20 % et les paris de 10 %
Avec des entrées en augmentation de 20 % et des jeux à plus 10 %, le président de l'hippodrome de Vichy, Philippe Bouchara, a le sourire aux lèvres et l'esprit en éveil. L'heure est au bilan mais aussi aux projets.
«Les entrées sur l'année sont en augmentation de 20 %. Je ne l'attribue pas au climat, plaisante le président de l'hippodrome de Vichy-Bellerive, Philippe Bouchara, en pointant du doigt la pluie qui s'est invitée sur trois des quatre temps forts. Le grand écran, sur les petites réunions, a contribué à faire venir le public, et les différentes animations que nous avons organisées, aussi. »
PARI GAGNE. « Notre objectif était de faire 3.000 entrées sur chaque gros événement. Deux ont été au-delà de nos prévisions. La Patrouille de France a vu affluer aux alentours de 5.000 personnes, et beaucoup sont restés sur les rives de l'Allier. Il s'agissait plus d'une opération marketing élargie que d'une opération sur l'hippodrome. Le Grand Prix en a réuni 3.000, la Soirée de la chasse 5.000 et la Garde républicaine 4.000. »
SPECTACLE VIVANT. Il y a un an, Philippe Bouchara évoquait le projet de faire de l'hippodrome une "scène de spectacle hors courses". « J'ai réussi une partie de mon challenge, mais je ne suis pas encore parvenu au bout de ma réflexion. Je suis en contact avec un metteur en scène pour orchestrer un spectacle vivant, une fresque historique avec des participants locaux voire une mise en scène déjà existante avec des cascades de chevaux, un peu sur les bases du Puy-du-Fou. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements. Ce projet pourrait aboutir en 2013 plutôt qu'en 2012. »
EN FANFARE. « Ma première idée était que la ville participe à la vie de l'hippodrome, que les commerçants se mettent aux couleurs des courses. Nous n'avons pas eu le temps de l'organiser cette année compte tenu des événements que nous avons mis en place. Mais la venue de la Garde républicaine m'a donné une autre idée : un festival des fanfares à cheval européennes. Il existe une garde royale en Belgique, une garde à cheval en Angleterre... Un éventuel projet pour l'an prochain. »
[...]
JEUX... « Le public a répondu présent. Les résultats sont positifs. Les jeux ont été excellents ici, comme sur le plan national. Vichy se positionne parmi les cinq premiers hippodromes français. » D'après les dernières estimations, les paris avoisinent les 250 millions d'euros. Ils sont en progression de 10 % par rapport à l'an dernier. Le nombre de partants est, lui, en faible augmentation (+ 2,50) avec le même nombre de réunions.
...ET ENJEUX. L'an prochain, le nombre de réunions sera identique à celui de la saison qui vient de s'achever, soit quarante. Et il n'y aura pas plus de nocturnes. « Le financement des courses vient du jeu. Le but est de programmer les courses à des horaires où les gens jouent, où les points de vente sont ouverts, où ils sont devant Internet. Sinon, cela ne fonctionne pas. Les nocturnes sont de bonnes opérations marketing mais donnent de piètres résultats en matière de jeu. »
[...]
(entretien complet à lire dans La Montagne de ce jeudi 29 septembre)
Catherine Gréau catherine.greau@centrefrance.com
Infos Départementales: la garde républicaine était à Vichy
VICHY
Hippisme
jeudi 8 septembre 2011
Vichy: La Garde Républicaine, samedi, à l'hippodrome
Après le show de la Patrouille de France et le week-end de la Chasse, place à la Garde républicaine. Samedi, sa fanfare et ses tandems auront de quoi surprendre le public de l'hippodrome.
La fanfare à cheval de la Garde républicaine, tout le monde connaît, ou presque. Ses tandems, un peu moins. Explications avec le colonel Alain Puligny, commandant du régiment de cavalerie en second.
La fanfare de la Garde républicaine n'est pas une fanfare comme les autres ? C'est une formation à cheval qui ouvre les défilés ou les escortes, montée sur alezans, des chevaux gris étant réservés aux deux timbaliers. Elle utilise des instruments de cavalerie sans piston sauf pour les hélicons. C'est l'une des seules fanfares au monde à sonner au trot. Tous nos cavaliers sont musiciens, capables d'oublier qu'ils sont à cheval pour jouer leur partition. Les figures sont spécialement choisies pour une prestation en public, mais les musiques sont identiques à celles jouées en service.
Qu'entendez-vous par service ? Nous sommes avant tout des gendarmes. Le régiment de cavalerie est un régiment opérationnel de sécurité publique à cheval. Nous assurons les escortes d'honneur du chef d'État et des chefs d'État étrangers en visite en France. Les techniques de dressage des chevaux que nous présentons au public permettent d'assurer ces missions quotidiennes, et pas l'inverse. En clair, nous ne formons pas les animaux pour le spectacle.
Les tandems, moins connus du grand public, comportent des difficultés techniques importantes ? Nous sommes quasiment les seuls à présenter huit tandems en reprise et aux trois allures. Ces huit tandems composés d'un cheval de tête appelé « flèche » et d'un cheval monté appelé « porteur » effectuent des figures symétriques, en musique. Le porteur doit répondre à la moindre indication du cavalier. Il doit être suffisamment calme et confiant pour suivre le cheval devant lui et ne pas s'inquiéter des indications qui ne lui sont pas destinées. Le cavalier doit donc contrôler deux chevaux, avec cinq longues rênes dans la main gauche et une dans la droite. Une bonne année est nécessaire pour parvenir à une prestation en public.
Infos Départementales: témoignage d'un driver amateur
VICHY
Hippisme
samedi 10 septembre 2011
Nadine Despres a le trot dans la peau
Pour le dernier grand événement de l'été à l'hippodrome, aujourd'hui, la Garde républicaine est en vedette. Mais il ne faudrait pas oublier les courses au programme. Rencontre avec la Vichyssoise Nadine Despres, engagé dans le critérium de l'endurance.
Courir à domicile, c'est toujours particulier. Nadine Despres va revivre cette sensation qu'elle connaît déjà, aujourd'hui vers 15 h 30, au départ du critérium de l'endurance de Vichy.
Avec Pucky Alfa, la trentenaire vichyssoise croit en ses chances. « Le cheval est en forme », estime les turfistes. « Il m'a déjà fait gagner pas mal de courses, alors on a des chances, confie le driver. Il vient de faire trois belles courses, avec trois victoires à la clé. L'interrogation, c'est la distance. » Comme son nom l'indique, le critérium se court sur une distance inhabituelle : 4.150 mètres alors la distance de prédilection de Pucky Alfa est plutôt de 2.700 mètres. « Mais logiquement, il doit tenir », estime Nadine.
La jeune femme sait de quoi elle parle. Elle a débuté sa carrière de driver amateur voilà plus de dix ans, pour ses 20 ans. Une continuité logique. « Mon père Guy est entraîneur à Bellerive et mon grand-père était entraîneur et maréchal-ferrant. » L'aïeul, Raymond Despres, qui était installé dans le secteur de Montpertuis, vers Charmeil, était même l'un des cadors des hippodromes à son époque. Nadine perpétue cette tradition, sous le regard du papa, mais aussi avec le soutien de son ami, le jockey professionnel et entraîneur Jean Boillereau.
Installé à Fleury-sur-Loire (Nièvre), entre Moulins et Nevers, le couple fait la route des réunions, à un rythme soutenu. Et comme Nadine travaille avec son compagnon, cela lui ouvre des possibilités d'entraînement. « Chez les amateurs, il y a aujourd'hui pratiquement autant d'hommes que de femmes, indique-t-elle. En général, les femmes sont toutes des compagnes de jockeys professionnels. »
Si elle n'a jamais pensé sauter le pas pour devenir professionnelle, ? « Leur niveau est vraiment très supérieur au niveau amateur » ?, la Vichyssoise ne drive pas que pour le plaisir. Aussi pour la gagne. Cet été, elle a franchi le poteau en pole position à trois reprises, à Feurs (Loire), La Clayette (Saône-et-Loire) ou encore à Aix-les-Bains (Savoie). Elle drive ses chevaux (une écurie de quatre) mais aussi les équidés d'autres propriétaires.
Des succès qui viennent compléter un palmarès déjà bien fourni de... 79 victoires ! En 2009, elle a décroché onze succès qui lui ont permis de remporter le Championnat et la Coupe du Centre-Est. La seule panne au palmarès date de 2010... avec une grossesse et la naissance de jumeaux en octobre. Une pause volontaire qui n'a pas grignoté la détermination et la vista de Nadine en course. « J'ai repris les courses tout de suite après la naissance et j'ai gagné la première, à Saint-Galmier, avec Passerinette. » Une bonne manière de montrer aux concurrents que l'on est de retour...
Philippe Cros
Première course à 12 h 15 ; Garde républicaine à partir de 13 h 50. Entrée : 7 euros.
Infos Nationales: mondial du percheron
Mondial du percheron
Les cavalières en première ligne
Quand d'autres sont captivées par les chihuahuas, Josiane et Sylvie partagent une même passion, le cheval percheron, et se rendront comme nombre de cavalières au Congrès mondial de cet animal rustique et imposant, du 23 au 25 septembre au Haras du Pin (Orne).
« Je suis tombée amoureuse des percherons et j'ai voulu remettre cette race menacée de disparition dans ma ferme pédagogique », a confié à l'Afp Josiane Mulowsky, éleveuse de Saint-Agile (Loir-et-Cher), à l'image de nombreuses autres passionnées de chevaux de trait. A la tête d'une écurie d'une dizaine de chevaux, elle reçoit régulièrement des élèves de primaire qu'elle promène en attelage pour leur faire découvrir la campagne. « Je monte mes chevaux en extérieur et je les travaille aussi en dressage. C'est un cheval polyvalent très sûr », affirme la professionnelle. Avec ses animaux toisant plus d'1,80 m et pesant près de 800 kg, elle se rendra au mondial du percheron pour participer à des démonstrations de l'utilisation de ce cheval notamment en ville : fauchage de l'herbe et ramassage des poubelles.
« C'est un cheval franc et rustique »
Sylvie Martz élève des percherons dans leur berceau d'origine à Nogent-le-Rotrou en plein coeur du Perche. Elle présentera huit produits de son élevage, « des percherons au modèle léger » qu'elle a sélectionné « pour les exclure de la filière viande » et « en faire un cheval de loisir et de travail ». « Je suis tombée amoureuses de ces gros nounours car petite je rêvais d'un cheval beau, fort avec du poil aux pattes », plaisante l'éleveuse qui exporte ses poulains en Angleterre et en Australie. « Avec le cheval, surtout quand il pèse près d'une tonne, les femmes, qui n'ont pas besoin de s'affirmer dans une dominance, sont plus douces que les hommes et obtiennent des résultats grâce à la confiance et la complicité », estime-t-elle.
François Chouanard, président de la Société hippique percheronne de France, confirme que ce cheval à sang froid, qui jadis qui tractait les omnibus parisiens, « attire de plus en plus de femmes ». « Grâce à son caractère docile, sa jolie robe noire ou grise pommelée, le percheron séduit les femmes qui ne sont pas impressionnées par leur masse », a-t-il dit. « Elles les achètent souvent pour la promenade car c'est un cheval franc et rustique ».
Sacré cheval de l'année en Afrique du Sud
Après les Etats-unis en 2010 et le Canada en 2008, ce 15e congrès de la race attend 500 spécimens et plus de 20 délégations étrangères. C'est justement au Haras du Pin que ce descendant d'un fin coursier arabe et d'une opulente jument normande est né au 19e siècle. Aujourd'hui les percherons sont prisés aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, au Canada et au Japon. En Afrique du Sud, il vient d'être sacré cheval de l'année, devant un pur-sang arabe. Aux Etats-Unis, le percheron est très présent dans la communauté amish qui a su préserver ses souches originelles, et au Japon, il est utilisé dans des courses de puissance qui déchaînent les foules: le « Ban-Ei-Keiba » ou « trait-tract ».
AFP




